L'article 14 du règlement 2024/1689 exige que les systèmes à haut risque soient conçus pour pouvoir être supervisés par des personnes physiques. Dans le recrutement, cela vise le moment où un algorithme propose de retenir ou d'écarter un candidat.
Ce qu'exige une supervision effective
- Comprendre les capacités et les limites du système, et rester attentif au risque de sur-confiance dans la machine.
- Pouvoir interpréter correctement le résultat produit (le score, le classement).
- Pouvoir décider de ne pas l'utiliser, ou de l'ignorer, ou d'inverser la décision.
- Pouvoir intervenir sur le fonctionnement ou arrêter le système.
Le test qui fait la différence
Quand un recruteur écarte un profil que l'algorithme avait mis en shortlist, est-ce que ce geste, son auteur, son motif et sa date sont enregistrés de façon infalsifiable ?
Si non, la supervision existe dans les faits mais reste indéfendable : rien ne prouve, après coup, qu'un humain a réellement exercé son jugement. Un override sans trace est une supervision que vous ne pourrez pas défendre.
Confirmation, override : deux gestes, deux preuves
| Geste | Ce qui est scellé |
|---|---|
| Confirmation humaine | Le recruteur valide la proposition : acteur, horodatage, décision confirmée. |
| Reprise en main (override) | Le recruteur inverse la proposition : acteur humain, décision d'origine, nouvelle décision, motif (exigé, sinon refus). |
Sceller vos décisions de tri, sans changer votre outil
Scellance greffe sur votre ATS un registre de décision : chaque tri est scellé, chaque critère cité à sa source, la supervision humaine tracée, et les exports d'audit générés. En marque blanche, via une API documentée.